4. Maths, risque, edge et système
🔴 · Cinq notions, dans l'ordre : l'espérance · le drawdown et le risque · la géométrie du risque en prop · construire un edge · le système avant la psychologie
Ce que tu sauras faire
- Juger une stratégie avec les bons chiffres (espérance, drawdown), pas avec son seul taux de réussite.
- Calculer le taux de réussite minimum qu'exige ta cible.
- Savoir ce qu'un backtest prouve, et ce qu'il ne prouve pas.
- Écrire ta stratégie sous forme de règles qu'on peut tester.
Définitions
Tu n'as pas besoin de plus pour commencer. Et c'est sur ces calculs que l'IA est meilleure que nous : donne-lui ton journal de trading, demande-lui ces chiffres.
Entre parenthèses, le terme anglais : c'est celui que tu croiseras partout, dans les vidéos, les logiciels et les rapports de backtest.
- R (R-multiple) = ce que tu risques sur un trade, la perte si ton stop est touché. On compte ses résultats en R (+2R, −1R) ; ça permet de comparer des trades de tailles différentes. 1R = 1R.
- Ratio (risk-reward, RR) = la cible divisée par le risque. Viser deux fois ce que tu risques = 2R.
- Taux de réussite (win rate) = la part de trades gagnants.
- Seuil de rentabilité (breakeven win rate) = le taux de réussite minimum pour ne pas perdre d'argent, frais exclus.
- Probabilité = la fréquence d'un événement si on répète l'expérience un grand nombre de fois. Une pièce tombe sur pile une fois sur deux ; pas une fois sur deux à chaque paire de lancers.
- Probabilité conditionnelle (conditional probability) = la probabilité d'un événement sachant qu'une condition est remplie.
- Espérance (expectancy, ou expected value, EV) = ce qu'une stratégie rapporte en moyenne par trade, sur un grand nombre de trades.
- EV+ / EV− = espérance positive / négative.
- Edge = un avantage statistique : une suite de trades EV+, qui tient après les frais, sur assez de trades.
- Moyenne (mean) = la somme des résultats divisée par leur nombre. Médiane (median) = le résultat du milieu, quand on les range dans l'ordre.
- Écart-type (standard deviation) = de combien tes résultats s'écartent en général de leur moyenne. Variance = l'écart-type au carré ; c'est la même idée. En trading, « une période de variance », c'est une série où les résultats s'écartent de la moyenne, souvent une série de pertes.
- Ratio de Sharpe (Sharpe ratio) = le rendement divisé par sa variabilité (son écart-type). Il répond à : combien je gagne pour combien de secousses ? Deux stratégies qui rapportent autant n'ont pas le même Sharpe si l'une fait les montagnes russes.
- Drawdown (DD) = la baisse du capital depuis son dernier plus haut. Le DD max = la pire de ces baisses sur la période.
- Risque de ruine (risk of ruin) = la probabilité de perdre assez pour ne plus pouvoir trader. En prop firm, la ruine = toucher la limite de perte du compte.
- Backtest (BT) = appliquer tes règles au passé pour voir ce qu'elles auraient donné.
- Échantillon (sample) = les trades sur lesquels tu mesures.
- Surapprentissage (overfitting) = régler une stratégie jusqu'à ce qu'elle colle parfaitement au passé. Elle a appris le bruit, pas le marché.
- Non-stationnarité (non-stationarity) = le marché change de régime (calme, volatil, tendance, range) ; les stats d'hier ne sont pas garanties demain.
- Monte Carlo = mélanger des milliers de fois l'ordre de tes trades passés, pour voir tous les chemins possibles avec le même edge.
- Erreur d'estimation (estimation error) = l'écart entre le chiffre que tu as mesuré et le vrai chiffre, que tu ne connaîtras jamais.
Notion 1 — L'espérance
La théorie
Chaque trade, ce sont des maths exécutées. L'entrée est une probabilité conditionnelle ; la validation, des statistiques ; la taille de position, une optimisation ; le risque, une mesure.
Le jeu est binaire : le prix va soit en haut, soit en bas. Donc on ne gagne pas en ayant raison sur chaque trade. On gagne en ayant une stratégie statistiquement favorable, sur des centaines de trades.
Le chiffre qui dit ça, c'est l'espérance :
espérance = (taux de réussite × gain moyen) − (taux d'échec × perte moyenne)
Si tu ne retiens qu'une formule de toute la partie, c'est celle-là. En anglais, c'est l'expectancy.
Un trade EV+, c'est un trade dont on attend un gain moyen positif si on le répète des centaines de fois. Même s'il perd souvent ; même s'il perd celui-là. Un trade EV−, c'est l'inverse : la répétition te fait perdre, même si tu gagnes de temps en temps.
Et le seuil de rentabilité découle directement de ta cible :
seuil = 1 ÷ (1 + ratio)
À 0,5R il faut gagner 67 % du temps ; à 1R, 50 % ; à 2R, 33 % ; à 3R, 25 %.
La pratique
Le taux de réussite n'est pas la métrique reine ; l'espérance l'est.
Un jeu qui paie +120 $ 40 % du temps et −50 $ 60 % du temps, ça donne 0,40 × 120 − 0,60 × 50 = +18 $ par tentative, avant frais. Tu y perds plus souvent que tu n'y gagnes, et c'est rentable.
Joue-le. Une partie seule ne dit rien ; dix parties peuvent te mettre dans le rouge ; c'est sur des centaines que l'espérance apparaît.
Gain +120 $ : 40 % · Perte −50 $ : 60 %
Courbe de démonstration · joue pour lancer tes propres tirages.
- 01Une partie
Une partie ne dit rien.
- 02Dix parties
Dix parties peuvent finir dans le rouge.
- 03Des centaines
Sur des centaines, la moyenne se rapproche de +18 $.
- 04L'espérance
C'est l'espérance : tu perds plus souvent que tu ne gagnes, et c'est rentable
La probabilité conditionnelle, c'est l'amélioration la plus négligée. Un setup qui gagne 55 % du temps en général peut gagner nettement plus dans un contexte précis : dans la tendance, sur une zone, avec une confirmation. C'est exactement ce que font tes confluences de la partie 3 ; chacune est une condition. Ces 55 % sont un exemple : le seul chiffre qui compte, c'est celui de ton setup, mesuré dans ton journal.
Et un moyen simple de voir si un résultat est solide : compare la moyenne et la médiane. Un seul très gros gain déplace la moyenne, pas la médiane. Si les deux sont très différentes, c'est qu'un trade exceptionnel fait tout ton résultat.
L'espérance dit combien tu gagnes en moyenne. Elle ne dit pas quand. Avec un edge réel, tu peux quand même enchaîner les pertes ; l'espérance, c'est ta conviction, la variance, c'est ton risque.
Notion 2 — Le drawdown et le risque
La théorie
Tu as un edge. Combien de temps, et jusqu'où, tu peux perdre avec ?
C'est le drawdown. Et le piège, c'est de croire que ton pire drawdown passé est le pire possible.
Prends tes 100 derniers trades et mélange-les dans un autre ordre, des milliers de fois : c'est le Monte Carlo. Même edge, mêmes trades, et pourtant certains ordres donnent un drawdown bien plus profond que celui que tu as vécu. Tu as eu de la chance sur l'ordre, disons.
Donc ton drawdown passé n'est pas un maximum ; traite-le comme un minimum.
La pratique
Un stop et une cible, c'est le minimum. Un trade sans stop et sans cible n'a pas de gestion du risque.
Raisonne par séance, pas seulement par trade. « 2 % par trade », ça ne veut rien dire sans la fréquence : à 20 trades par jour, tu peux perdre 40 % dans la journée. Fixe plutôt une perte max par séance (1 à 3 %), et arrête-toi quand elle est atteinte. Et plus de trades dans une journée ≠ plus de performance ; c'est faux.
Déplacer ton stop change la probabilité du trade. Remonter ton stop au prix d'entrée (break-even, BE), c'est accepter moins de recul ; le trade a moins de chances d'aller au bout. Pour neutraliser le risque sans toucher au stop, tu peux couper une partie de la position quand elle est gagnante, juste assez pour qu'un retour au stop ne coûte plus rien.
Moyenner à la baisse, c'est un trade de prière. Racheter à chaque baisse parce que tu refuses de sortir, ça multiplie le risque prévu. Ça marche 7 ou 8 fois sur 10 ; la fois où le prix ne se retourne pas, tu perds tout. Entrer en plusieurs fois n'est sain que si tout est décidé avant : les niveaux, la taille totale et le stop.
Risque fixe ou risque qui suit ton capital ? Deux façons de compter ton R :
- en montant fixe : 20 € par trade, quoi qu'il arrive ;
- en pourcentage du capital actuel : 2 % de ce que tu as aujourd'hui. Sur 1 000 €, c'est 20 € ; si le compte tombe à 700 €, ce n'est plus que 14 €.
Pendant une période de variance (une série de pertes), la deuxième façon freine toute seule : plus tu perds, moins tu risques, et ton drawdown est moins profond. C'est important, parce qu'un trou se remonte plus difficilement qu'il ne se creuse : perdre 20 % demande +25 % pour revenir, perdre 50 % demande +100 %. Avec un risque fixe en montant, tu risques pareil sur un compte qui fond ; le trou se creuse plus vite, et il est plus dur à remonter.
Notion 3 — La géométrie du risque en prop
La théorie
Une prop firm n'est pas le marché : tu trades des règles qu'une autre entreprise t'impose. Le but n'est donc pas de gagner le plus possible ; c'est de passer l'objectif avant de toucher la limite de perte. Et pour ça, la variance compte autant que l'espérance.
Prends une évaluation typique : objectif +3 000 $, perte max 2 000 $ depuis le plus haut du compte. Trois traders ont exactement la même espérance, +0,2R par trade, mais pas le même profil :
| Risque par trade | 60 % de réussite, cible 1R | 40 % de réussite, cible 2R | 24 % de réussite, cible 4R |
|---|---|---|---|
| 500 $ | 62 % passent | 45 % passent | 37 % passent |
| 250 $ | 85 % passent | 59 % passent | 43 % passent |
| 100 $ | 100 % passent | 90 % passent | 65 % passent |
Calcul, pas mesure : 100 000 évaluations simulées par case, en supposant le taux de réussite connu et les trades indépendants. Dans la réalité, tu ne connais ton taux de réussite qu'à peu près (voir l'encadré de la notion 4).
La pratique
Deux choses à en tirer.
Même espérance, résultats très différents. Le « sniper » qui vise 4R gagne rarement ; ses séries de pertes arrivent avant l'objectif. En évaluation, un taux de réussite élevé avec une cible modérée passe plus souvent.
Et réduire le risque par trade, c'est le levier le plus puissant. Le prix à payer, c'est le temps : à 100 $ par trade, le premier profil met environ 150 trades pour passer, contre une quinzaine à 500 $.
D'où le problème du « 1 % par trade ». Sur ton propre compte, 1 % du capital, ça se tient. En prop, 1 % d'un compte de 50 000 $, c'est 500 $ ; mais ce que tu peux vraiment perdre, c'est la limite de 2 000 $. Tu risques donc 25 % de ta marge à chaque trade : quatre pertes d'affilée et c'est fini. Le risque se calcule sur ce que tu peux perdre, pas sur la taille affichée du compte.
Le conseil d'un trader, que je partage : risquer environ 4 % de la limite de perte par trade. Sur une limite de 2 500 $, ça fait 100 $ ; dix pertes d'affilée te coûtent 40 %, et tu es encore là. À 10 % par trade, les mêmes dix pertes te sortent. Et elles arrivent : avec un taux de réussite autour de 50 %, une série de 8 pertes d'affilée est normale sur 300 trades. Autre règle de lui : si ton stop doit être énorme pour que le trade ait du sens, tu passes ou tu attends un meilleur prix. Le stop n'est pas un paramètre à régler ; c'est un symptôme de ton entrée.
Une fois le compte financé, l'objectif change : il ne s'agit plus de passer, mais de retirer l'argent, vite. La prop firm elle-même est un risque ; elle peut changer ses règles ou ne pas payer. Tu retires, tu ne laisses pas grossir le compte chez elle.
Notion 4 — Construire un edge
La théorie
Si tu comprends ce qui se passe, et ce qui a des chances de se passer, t'auras un edge. Pour autant, ça se traduit par des patterns ; si tu sais identifier et exploiter les patterns, ça peut être un edge également.
L'analyse technique nous renvoie à trois types de stratégies :
- le mean reversion (retour à la moyenne) ;
- le momentum ;
- le pullback (le repli dans une tendance).
Tout le reste, ce sont des dérivés et des appellations différentes. Personnellement, je me concentre majoritairement sur le mean reversion et les pullbacks.
L'environnement compte : en range, on privilégie le mean reversion aux extrêmes ; en tendance, on peut jouer les cassures pour accompagner le mouvement. C'est l'équilibre et le déséquilibre de la partie 3.
Ce qui compose une stratégie, ce sont des confluences, en trois familles : tendance / zone / confirmation.
Imagine une équation simple : un trade parfait vaut 3 points, et chaque confluence rapporte 1 point. Un trade dans la tendance, sur une zone, avec une confirmation : 3 points, c'est un bon trade. Maintenant, si tu estimes qu'une zone vaut 2 points et que la tendance vaut 0, tu peux te retrouver avec une stratégie basée sur des confirmations dans des zones, et avoir quand même de bons trades.
- 01Tendance +1
La tendance apporte le premier point : 1/3.
- 02Zone +1
La zone apporte un deuxième point : 2/3.
- 03Confirmation +1
Les trois critères sont réunis : 3/3, trade parfait.
- 04Autre barème
Tendance 0, Zone 2, Confirmation 1 : 3/3 aussi. Une stratégie de confirmations dans des zones.
Un POI est une zone. Un POC est un niveau qui peut servir de zone pour renvoyer le prix, tout autant qu'un niveau de Fibonacci quelconque. Peu importe la forme ou le fond de la confluence ; ce qui compte, c'est si ça marche ou non. Et ça, ce sont les statistiques de ton edge qui le disent.
La pratique
De la logique et du backtest. Jamais de « oh tiens j'aime bien, ça paraît logique ».
Le raisonnement découle de l'expérience, et on trade un edge, donc un avantage statistique qui découle d'un raisonnement ; pas qui sort du chapeau.
- Écris pourquoi ça devrait marcher, avant de tester. Quel comportement du marché tu captures, qui tu exploites. Par exemple : des vendeurs trapped, tu passes long, tu paries sur la hausse forcée par leur sortie (partie 3). Ça évite de tester des idées au hasard jusqu'à tomber sur une qui colle au passé.
- Écris ta stratégie en « si… alors… ». « Si le prix fait A au niveau B avec la confirmation C, j'entre avec un risque D. » Par exemple : si le prix forme un marteau en 15 minutes sur l'ouverture du jour, avec deux fois le volume habituel, j'entre avec 1 % de risque. C'est exactement le format à donner à une IA pour qu'elle teste ta stratégie (partie 1).
- Backteste, minimum 300 trades avant de trader en réel. Sinon, tu te brûles les doigts et tu perds des sous. Et plus de backtest = plus de performance, parce que plus de confiance ; tu vois mieux.
Ce qui ne se backteste pas, dis-le. Les pivots, par exemple : quand ils tombent sur un cluster existant, ça ajoute disons 10 % de probabilité que la zone tienne, mentalement. Mentalement. Ce n'est pas un chiffre mesuré, et ce n'est pas un outil indispensable.
Une même stratégie varie selon la classe d'actifs (FX, indices, obligations, cryptos), la volatilité et le contexte. Ça se débat ; ça se backteste. Un pro a d'ailleurs un portefeuille de stratégies, pas une seule : si elles ne perdent pas en même temps, leurs drawdowns se compensent en partie, et la courbe est plus lisse pour le même rendement. Unir des confluences qui te plaisent peut créer une stratégie.
Il y a deux styles :
| Discrétionnaire | Systématique | |
|---|---|---|
| Comment | Jugement en temps réel, cas par cas | Règles écrites, suivies avec constance |
| Testable ? | Difficilement | Oui : c'est là que vont les backtests |
| À quoi il sert | Explorer : apprendre le raisonnement et les subtilités | Trader une stratégie mécanique, mesurable |
Commence systématique. Le discrétionnaire sert à comprendre ; le systématique, à trader. Tu ajouteras une couche de jugement seulement si ton journal prouve qu'elle améliore tes résultats.
Enfin, un système testé fonctionne tant que ses conditions de test restent vraies (non-stationnarité). Tu sais qu'elles ne le sont plus parce que tu continues de mesurer.
Notion 5 — Le système avant la psychologie
La théorie
Il y a une possibilité non nulle qu'on soit notre propre démon. Si on accuse la psychologie, on se laisse la possibilité de rentrer dans un cercle vicieux : de la pression, des actions insensées qui génèrent de la pression, des doutes sur la psychologie…
Un système ne doute pas.
Le trading, c'est une histoire de maths ; autant exploiter ces mathématiques comme on peut. Voire même, notre système va nous faire rentrer dans un cercle vertueux : confiance aux chiffres, des scénarios plus clairs, donc une meilleure exécution…
On peut être défaillant. On sera fatigué, on aura peur, on voudra se refaire. Un bon système, bien fait, suffit, à condition de lui obéir.
Le basculement est mental : passer de « ce trade va-t-il gagner ? » à « ce setup a-t-il une espérance positive ? ». Le hasard d'un trade compte beaucoup moins quand tu joues un edge sur des centaines de trades. Une perte n'est plus une erreur ; une règle non respectée, si.
La pratique
Penser en systèmes, en processus mécaniques, clairs, dès maintenant : à mon sens, c'est le meilleur conseil que je peux te donner.
Tes règles viennent de tes chiffres. Ce ne sont pas des principes copiés, c'est de la data : tu regardes ton journal et tu en tires des règles. Par exemple : pas de trading fatigué ; arrêt après 3 % de perte dans la journée ; pas de séance de plus de 3 heures si tes derniers trades des longues séances perdent. Tes règles ne seront pas celles d'un autre.
Et tu peux aller plus loin : construis-toi un outil qui applique tes process. J'ai un indicateur qui m'affiche les gros acheteurs et vendeurs sous forme de bulles, et un signal quand il y a absorption + volume + delta fort. Ça me donne un biais automatisé, au lieu de devoir réfléchir à chaque fois à ce qui se passe. Et vu que ce sont mes processus, je peux relativement lui faire confiance. Rien de complexe : juste du backtest, et savoir utiliser l'IA.
L'objectif n'est pas le système le plus complexe. C'est un système assez clair pour être testé, assez strict pour te donner un retour honnête, et assez souple pour s'améliorer.
Erreurs fréquentes :
- Juger une stratégie sur son taux de réussite. C'est l'espérance qui compte.
- Croire que ton drawdown passé est le pire possible. Traite-le comme un minimum.
- Compter en % par trade sans compter les trades par jour. Raisonne par séance.
- Régler une stratégie jusqu'à ce que le backtest soit parfait. Elle a appris le bruit.
- Trader en réel avant 300 trades de backtest.
- Prendre un chiffre lu en ligne pour une mesure. Seul ton journal compte.
- En prop firm, viser de grosses cibles rares. Même EV+, les séries de pertes font sauter le compte avant l'objectif.
- Moyenner à la baisse une position perdante.
- Changer ta taille ou ta cible en cours de trade. Ce qui n'était pas prévu ne s'improvise pas.
Transition vers la partie suivante
Ton système lit ce qui se passe sur le graphique. Pour autant, le prix réagit aussi à des acteurs qu'on ne voit pas sur un graphique : ceux qui achètent à chaque paie quoi qu’il arrive, ceux qui suivent la tendance, ceux qui couvrent des options. Ils sont dans la même enchère que toi ; autant savoir qui ils sont. C'est la partie 5.